Lundi 26 novembre 2007 1 26 /11 /Nov /2007 13:42
Le Darfour au bord du chaos.
        
La population du Darfour réclame à grands cris la sécurité. Depuis 2003, des milliers de personnes ont été tuées, torturées, violées ; des centaines de milliers ont été forcées au déplacement .Le gouvernement du Soudan tout en continuant à s’opposer au déploiement de la force internationale de maintient de la paix au Darfour au nom de sa souveraineté, ne cesse de lancer de nouvelles offensives militaire dans la région. Des civils sont tués lors des bombardements aériens ou d’attaques au sol menés par les forces gouvernementales et les milices janjawids.  
 
 
La crise du Darfour a débuté en février 2003.  En effet un groupe de rebelle a attaqué le nord du Darfour (région du Gourou).La cause est la mauvaise répartition des richesses entre les différentes couches sociales. Au cours de l’année 2004 on aurait pu arrêter ce massacre si le conseil de sécurité de l’ONU avait pu réagir. Mais ce dernier n’a pas pris de décision à temps et pendant ce temps  les janjawids et l’armée régulière bombardent la population du Darfour et commettent des exactions dont les exécutions extra judiciaires viols massacres destructions des biens appartenant au population. La crise au Darfour a été selon les dits du professeur GNONHOUE JEAN BAPTISTE « un ours dans la gorge pour Coffi Anan » car il a tenté de la résoudre par diverses manières diplomatiques mais en vain. Le gouvernement soudanais (toujours dans sa logique) n’a pas voulu autoriser le procureur général près de la cour pénal internationale à mener ces investigations afin de situer les responsabilités, de déterminer le degré d’inculpation des personnes appartenant aux diverses factions. Etant donné que la crise perdurait le conseil de sécurité a décidé de remplacer les forces africaines par les troupes des Nations Unies (casques bleues). Ainsi une résolution a été adoptée dans ce sens .Mais elle n’a pas pu être traduite dans les faits car le gouvernement Soudanais s’y est catégoriquement opposé.
                 Au Darfour des civils continuent d’être tués, violés et déplacés de force en grand nombre. Selon les nations unies depuis le début de 2006, quelques 250000 personnes ont été chassées de chez elles ou des lieux ou elles étaient réfugiées. Depuis 2003, au lieu d’aider la population du  Darfour, le gouvernement soudanais  a armé, financé et soutenu les milices janjawids qui se sont rendu responsables d’une grande proportion des crimes commis contre les civils. La présence de troupes de la mission de l’Union africaine au Soudan (MUAS) et la signature le 05 mai 2006, de l’accord de paix sur le Darfour,  n’ont pas empêché les violences de se poursuivre. L’accord de paix a été signé par le gouvernement soudanais et par une faction du groupe d’opposition armée de libération du soudan (ALS) et les autres groupes armés .Dans l’ensemble du Darfour, la population civile risque maintenant de subir de nouvelles attaques. Dans les zones touchées par les combats on assiste à des modes opératoires déjà bien connus : des civils sont tués ou blessés au cours des attaques ciblées, et la peur de nouvelles incursions pousse la population à partir.
              
Violant les principes du droit international humanitaire, les forces gouvernementales participant à ces attaques ne font aucune distinction, ou une distinction bien maigre entre les civils et les combattants, et en outre ces dernier sont souvent   directement visés en raison de leur lien avec les groupes non signataire de l’accord de paix. IL arrive que les membres des groupes d’opposition armés  ne portent aucun signe permettant de les distinguer de la population civile. D’une manière générale, des attaques telles que le bombardement aérien de cible civiles témoignent d’un usage disproportionné et aveugle de la force, d’autant plus qu’elles visent souvent spécifiquement la population. Dans certaine régions, l’insécurité croissante a entraîné le retrait total de l’aide humanitaire et si les combats s’étendent tout le mécanisme d’aide est menacé.  Selon le conseil de sécurité des Nations Unies et l’Union africaine  la MUAS qui assure actuellement un rôle de maintient,  doit, depuis le 30 septembre 2006 passer le relais à une force de l’ONU qui disposera des moyens plus importants. L’ancien secrétaire des nations unies avait demandé à la MUAS de rester au Darfour jusqu'à la fin de 2006 afin d’éviter un « vide » concernant la présence d’une force de protection.   
 
         Le Darfour est au bord du chaos. Pour éviter une catastrophe, il faut que le gouvernement soudanais autorise le déploiement des soldats de la paix de l’ONU au Darfour et que la mission de l’union africaine au soudan soit renforcée jusqu’à ce que les Nations Unies puissent prendre la relève. Les forces sous le contrôle du gouvernement soudanais qu’elles soient régulières ou non, doivent cesser toute attaque aveugle et délibérée contre les civils. Dans les deux cas il s’agit d’infractions au droit international. Le principe de non ingérence  consistant à ce qu’un Etat s’abstienne d’intervenir dans les affaires internes d’un autre, de se garder d’imposer une forme de gestion de ces affaires intérieures à un autre Etat et que ce  principe de la même façon que le principe de la souveraineté ne s’applique pas aux droits de l’Homme car ils sont de nature telle que la communauté internationale a le droit de regard sur leur mise en œuvre. «  Le respect des droits de l’Homme n’a pas de frontière. La souveraineté n’est pas opposable  ni à  la protection des vies ni un droit pour l’Etat de bafouer les droits de l’homme et ne signifie pas droit de vie et de mort sur les citoyens. Toutes les fois ou il aura détérioration grave du respect des  droits de l’Homme le conseil de sécurité de l’ONU a le devoir d’intervenir pour mettre fin aux souffrances des populations »selon le professeur Gnonhoue Jean baptiste et il finit en ajoutant que «  La raison d’état ne doit pas l’emporter sur la dignité humaine ».
      Amnesty international prie les membres du conseil de sécurité de l’ONU et l’union africaine de parvenir à une position commune de manière à obtenir le consentement du Soudan au déploiement de la force de maintient de la paix de l’O NU, et de renforcer la  MUAS pour la période transitoire car cette force est la meilleur, voire le dernier, espoir pour la population de la région.
         Ce que veut par-dessus tout la population, c’est que les combats cessent et que les janjawids soient désarmés afin q’elle puisse vivre en sécurité et, si ces conditions sont remplies, retournée au Darfour en toute sécurité. Cette crise interpelle la conscience de la communauté internationale qui suite aux violations massives de droits de l’Homme ne se manifeste pas ou manifeste une mauvaise volonté en se laissant corrompre ou entraîner par des Etats qui ont des intérêts stratégiques ou géo- politique dans le pays en proie à ces violations. Dans le cas d’espèce la communauté internationale a fait beaucoup de promesse à la population du Darfour mais maintenant il faut agir. Le Darfour a besoin d’un maintien de la paix efficace et que les autorités en charge du dossier sache que les droits de l’Homme étant inhérent en la personne  humaine transcende la souveraineté des nations et la raison d’Etat et comme la si bien dit Koffi Annan ancien secrétaire des Nations Unies la souveraineté n’est pas un rempart.  

                                                                                                    Michel Degboe
 
Par ROAJ
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Lundi 26 novembre 2007 1 26 /11 /Nov /2007 12:50
Quelles relations doit-il exister entre les deux?
 
Les journalistes et les défenseurs de droits de l'Homme dans l'exercice de leur fonction s'attèlent à instaurer plus d'équité et d'harmonie dans la société. Mais quelle est la qualité de la couverture médiatique des droits humains? D'après quels critères les journalistes et les rédacteurs devraient –ils juger leur travail dans ce domaine ? Quelles sont les contraintes et les pressions auxquelles ils sont soumis et comment pourraient –ils les gérer au mieux?
 
La société  étant considérée comme un ensemble d'individus ayant des droits et des devoirs, elle doit être régie pour sa  bonne marche par  des lois qui  garantissent les droits de chaque personne sans distinction de race, de sexe d'appartenance religieuse ou de couleur. Les médias peuvent jouer un rôle capital  pour soutenir les défenseurs en diffusant les informations relatives à la déclaration des Nations Unies sur les défenseurs, en incitant le public à soutenir leur action .Les journalistes pourraient réagir aux tentatives de diffamation dont sont l'objet les défenseurs par exemple en contestant vigoureusement les accusations fallacieuses qui assimilent les défenseurs à des terroristes, des criminels ou des agents subversifs. Ainsi-ils peuvent :
-         inclure les notions essentielles  de droits humains dans leur politique rédactionnelle.
-         Relayer les actions urgentes des organisations non gouvernementales (ONG) pour les défenseurs ou populations en danger
-         Consacrer des articles et sujet chaque 09 décembre pour rappeler l'adoption de la déclaration des Nations Unies sur les défenseurs de 1998 et les obligations de protection des Etats membres de l'ONU.
  C'est dans ce cadre que la Fédération Internationale des Journalistes (FIJ) encourage les actions  internationales pour défendre la liberté de la presse et la justice sociale via les syndicats de journalistes libres,  forts et indépendant. Partant du constat que ces questions suscitent un intérêt croissant, les  journalistes ont le devoir professionnel plutôt que moral de rendre compte des interrogations portant sur lesdits droits et que ce devoir comprend également l'obligation  de mettre les informations relatives aux droits humains dans leur contexte pour éviter la simplification  et les stéréotypes. Ainsi, pour assumer leur rôle éducatif, les médias doivent susciter la réflexion  mais force est de contacter que les médias surtout audiovisuel , par manque de temps , évitent de nous expliquer les phénomènes sous leur différents aspects. A  cause des contraintes économiques, ils se contentent souvent de reproduire des clichés et des explications simplistes. Soumis à une concurrence féroce, ils doivent rendre intelligibles, au moindre coût et le  plus brièvement possible, des évènements parfois fort complexes  mais la primeur est souvent donnée aux atteintes spectaculaires contre les droits de l'homme (celles observées lors des conflits armées par exemple) au détriment des cas moins flagrant ou des évolutions lentes. Les journalistes privilégient souvent les droits civils et politiques au désavantage des droits économiques, sociaux et culturels.
Ils existent des divergences dans l'évaluation, faite par des journalistes eux – même, du travail médiatique portant sur les droits humains. Si la plupart d'entre eux estime que leur métier doit se résumer en l'obtention, la vérification et la diffusion des informations, d'autres se portent à la défense de certains principes, d'une responsabilité professionnelle. Contrairement à leur confrère du pays du Nord, les journalistes des pays du Sud sont plus souvent portés à évoquer spontanément les problématiques liées aux droits de l'Homme et à en faire une partie intégrante de leur engagement journalistique.
 En évoquant les entraves qui s'opposent à une couverture cohérente et exacte en matière de droits humains il faut ajouter la difficulté d'accès aux médias et au temps d'antenne, le manque de volonté voire d'intérêt de traiter des sujets "politiquement sensible" .D'emblée, les évènements trop complexes qui ne permettent pas d'avoir des réponses tranchées ont difficilement accès au public. Pour ce faire les journalistes en particulier et les médias en général se contentent de moins en moins, de commenter les évènements qui se produisent "naturellement" dans la société .Ils sont amenés à les amplifier, donc d'une certaine façon à les déformer, afin de se différencier de la concurrence sévère à la quelle ils sont soumis .La même information à caractère politique diffusée par le Matin par exemple ne sera probablement pas présentée de la  même façon par la Gazette du Golf. Outre ces limites le choix des sujets à couvrir est aussi dicté par des contraintes intrinsèques aux médias. On peut citer le caractère essentiellement réactif du journaliste, la quantité importante des informations à traiter, le choix du point de vue rédactionnel et les rapports qui existent entre les reporters et la rédaction comme autant d'arguments contraignants.  
C'est pour pallier et cet état de fait que Jeunesse Canada Monde (JCM) en partenariat avec les organisations SYTO (Student Young Travel Organisation) a mis sur pied  le programme JDH (Journalists for human rights ou journalistes pour les droits humains) qui est un jeune organisme de bienfaisance canadien ayant pour but d'informer les populations africains sur leurs droits à travers les médias locaux africains. En se consacrant à augmenter la qualité et la quantité des reportages sur les droits humains. JDH espère sensibiliser le public africain à protéger leurs droits et ceux des autres ce qui en retour améliorera la sécurité humaine, la démocratie et le développement économique et social. Le conseil  international pour l'étude des droits de l'homme à cet effet recommande de suivre des cours et des formations internes, en particulier sur l'utilisation du vocabulaire adéquat lié aux droits humains. Au pouvoir public il  encourage l'élimination des entraves à la liberté de presse et la garantie de l'accessibilité aux informations officielles. Aux organismes de défense de droits de l'Homme de veiller à l'exactitude et à la fiabilité de leurs informations. Il en va de leur crédibilité.       
                                                                                                                                                                       
                                                                                                                                                        michèle DEGBOE 
Par ROAJ
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