Lundi 26 novembre 2007
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Quelles relations doit-il exister entre les deux?
Les journalistes et les défenseurs de droits de l'Homme dans l'exercice de leur fonction s'attèlent à instaurer plus
d'équité et d'harmonie dans la société. Mais quelle est la qualité de la couverture médiatique des droits humains? D'après quels critères les journalistes et les rédacteurs devraient –ils juger
leur travail dans ce domaine ? Quelles sont les contraintes et les pressions auxquelles ils sont soumis et comment pourraient –ils les gérer au mieux?
La société étant considérée comme un ensemble d'individus ayant des droits et des devoirs, elle doit être
régie pour sa bonne marche par des lois qui garantissent les droits de chaque personne sans distinction de
race, de sexe d'appartenance religieuse ou de couleur. Les médias peuvent jouer un rôle capital pour soutenir les défenseurs en diffusant les informations relatives à
la déclaration des Nations Unies sur les défenseurs, en incitant le public à soutenir leur action .Les journalistes pourraient réagir aux tentatives de diffamation dont sont l'objet les
défenseurs par exemple en contestant vigoureusement les accusations fallacieuses qui assimilent les défenseurs à des terroristes, des criminels ou des agents subversifs. Ainsi-ils peuvent
:
-
inclure les notions essentielles de droits humains dans leur politique rédactionnelle.
-
Relayer les actions urgentes des organisations non gouvernementales (ONG) pour les défenseurs ou populations en danger
-
Consacrer des articles et sujet chaque 09 décembre pour rappeler l'adoption de la déclaration des Nations Unies sur les défenseurs de 1998 et les obligations de
protection des Etats membres de l'ONU.
C'est dans ce cadre que la Fédération
Internationale des Journalistes (FIJ) encourage les actions internationales pour défendre la liberté de la presse et la justice sociale via les syndicats de
journalistes libres, forts et indépendant. Partant du constat que ces questions suscitent un intérêt croissant, les journalistes ont le
devoir professionnel plutôt que moral de rendre compte des interrogations portant sur lesdits droits et que ce devoir comprend également l'obligation de mettre les
informations relatives aux droits humains dans leur contexte pour éviter la simplification et les stéréotypes. Ainsi, pour assumer leur rôle éducatif, les médias
doivent susciter la réflexion mais force est de contacter que les médias surtout audiovisuel , par manque de temps , évitent de nous expliquer les phénomènes sous leur
différents aspects. A cause des contraintes économiques, ils se contentent souvent de reproduire des clichés et des explications simplistes. Soumis à une concurrence
féroce, ils doivent rendre intelligibles, au moindre coût et le plus brièvement possible, des évènements parfois fort complexes mais la
primeur est souvent donnée aux atteintes spectaculaires contre les droits de l'homme (celles observées lors des conflits armées par exemple) au détriment des cas moins flagrant ou des évolutions
lentes. Les journalistes privilégient souvent les droits civils et politiques au désavantage des droits économiques, sociaux et culturels.
Ils existent des divergences dans l'évaluation, faite par des journalistes eux – même, du travail médiatique portant sur les droits
humains. Si la plupart d'entre eux estime que leur métier doit se résumer en l'obtention, la vérification et la diffusion des informations, d'autres se portent à la défense de certains principes,
d'une responsabilité professionnelle. Contrairement à leur confrère du pays du Nord, les journalistes des pays du Sud sont plus souvent portés à évoquer spontanément les problématiques liées aux
droits de l'Homme et à en faire une partie intégrante de leur engagement journalistique.
En évoquant les entraves qui s'opposent à une couverture cohérente et exacte en matière de droits humains
il faut ajouter la difficulté d'accès aux médias et au temps d'antenne, le manque de volonté voire d'intérêt de traiter des sujets "politiquement sensible" .D'emblée, les évènements trop
complexes qui ne permettent pas d'avoir des réponses tranchées ont difficilement accès au public. Pour ce faire les journalistes en particulier et les médias en général se contentent de moins en
moins, de commenter les évènements qui se produisent "naturellement" dans la société .Ils sont amenés à les amplifier, donc d'une certaine façon à les déformer, afin de se différencier de la
concurrence sévère à la quelle ils sont soumis .La même information à caractère politique diffusée par le Matin par exemple ne sera probablement pas présentée de la même façon par la Gazette du Golf. Outre ces limites le choix des sujets à couvrir est aussi dicté par des contraintes intrinsèques aux médias. On peut citer le caractère
essentiellement réactif du journaliste, la quantité importante des informations à traiter, le choix du point de vue rédactionnel et les rapports qui existent entre les reporters et la rédaction
comme autant d'arguments contraignants.
C'est pour pallier et cet état de fait que Jeunesse Canada Monde (JCM) en partenariat avec les organisations SYTO (Student Young Travel
Organisation) a mis sur pied le programme JDH (Journalists for human rights ou journalistes pour les droits humains) qui est un jeune organisme de bienfaisance
canadien ayant pour but d'informer les populations africains sur leurs droits à travers les médias locaux africains. En se consacrant à augmenter la qualité et la quantité des reportages sur les
droits humains. JDH espère sensibiliser le public africain à protéger leurs droits et ceux des autres ce qui en retour améliorera la sécurité humaine, la démocratie et le développement économique
et social. Le conseil international pour l'étude des droits de l'homme à cet effet recommande de suivre des cours et des formations internes, en particulier sur
l'utilisation du vocabulaire adéquat lié aux droits humains. Au pouvoir public il encourage l'élimination des entraves à la liberté de presse et la garantie de
l'accessibilité aux informations officielles. Aux organismes de défense de droits de l'Homme de veiller à l'exactitude et à la fiabilité de leurs informations. Il en va de leur
crédibilité.
michèle DEGBOE